Œuvres traditionnelles en peinture au cours des siècles

1. Saint Jérôme

Saint Jérôme fut l'une des figures religieuses les plus représentées à la fin du Moyen-Âge et surtout au cours de la Renaissance : Piero della Francesca, 1450;  Antonella da Messina, 1460; Hans Memling, 1485-90;  Joachim Patenier, 1520; Lucas Gassel,  1545-48; Le  Titien, 1560; Le Caravage,1606 et enfin Georges de la Tour, 1630 (cf les sites : 1 et 2).

Saint Jérôme
de Antonella
da Messina, 1460

Saint Jérôme
de Hans
Memling, 1485-1490

Saint Jérôme de
Joachim
Patenier, 1520

Saint Jérôme
du Caravage,1606

Saint Jérôme
de Georges
de la Tour,1630


2. Le Jugement Dernier

De nombreuses interprétation de cette thématique biblique particulièrement visuelle ont été représentées, soit en sculpture, soit en peinture.
Le jugement dernier a été aussi représenté sur les revers des façades et les tympans de nos églises du moyen Âge (cf 12 et  3).

- Le Jugement Dernier de Giotto, 1306 (Fresque, Chapelle Scrovegni, Padoue)
- Le Jugement Dernier"de Jan van Eyck (1420-25) (Huile sur bois transféré sur toile, Metropolitan Museum of Art, New York)
- Le retable du Jugement dernier de Rogier Van der Weyden (vers 1445-1448) (Huile sur bois et feuille d'or, Hôtel-Dieu de Beaune)
- Le Jugement dernier de Hans Memling (1467-1471) (Huile sur bois, Musée Narodowe, Gdansk)
- Passion 36, Le Jugement Dernier d'Albrecht Dürer, 1511 (Gravure sur bois, British Museum, Londres)
- Fresque murale "le jugement dernier" de Michel-Ange (1535-1541) (Chapelle sixtine du Vatican). La fresque murale qui supporte les peintures du jugement dernier mesure 13.70 mètres sur 12.20 mètres. Elles expriment la vie, la méditation, le sommeil, la fatigue, la béatitude ou la terreur, l'oppression ou la fuite, la malice et le péché ou la sagesse et l'innocence. Le Jugement dernier de Michel-Ange subit maintes "corrections" dues aux diverses controverses liées à présence des nus masculins et féminins. (voir : 1 2 3).
- Le Jugement Dernier de Jean Cousin le Fils (vers 1585). Ecole de Fontainebleau (Matériaux : Peinture à l'huile sur toile), Musée du Louvre
- The Last Judgement de Petrus Paulus Rubens (1617). Peinture flamande - Ecoles du Nord, (Matériaux : Peinture à l'huile), Ancienne Pinacothèque de Munich
- Le jugement dernier de Jacob Jordaens (1653). Ecoles du Nord, peinture flamande (Matériaux : Peinture à l'huile sur toile), Musée du Louvre.

Le Jugement Dernier
de Hans Memling,
1467-1471
(panneau central)

Le Jugement Dernier
de Michel Ange,
1535-1541
(et fragment supérieur)

Le Jugement Dernier
de Jean Cousin le Fils,
vers 1585

Le Jugement Dernier
de Pierre Paul Rubens,
1616

Le Jugement Dernier
de Jacob Jordaens,
1653

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3. Ecce Homo

(voir le Catalogue des collections des musées de France)

- Ecce Homo d'un Anonyme (Fin XVe s), Museu Nacional de Arte Antiga, Lisboa
- Peinture italienne de Jésus-Christ de Bartolomeo Cincani (Montagna) (entre 1500 et 1507). (Matériaux : Peinture à l'huile sur bois, Musée du Louvre)
- Ecce homo de Quentin Metsys (1526), Musée du Prado Madrid ( voir)
- Ecce Homo de l'atelier de Francken Frans I (1542-1616) (Peinture à l'huile, cuivre, Valenciennes ; musée des Beaux-Arts)
- Ecce Homo de Le Titien (1548), Huile sur toile, Museo del Prado, Madrid ( voir)
- Le Christ devant Pilate et le Peuple. Ecce Homo de Rembrandt Harmensch van Rijn, 1634. (Dessin (lavis), Londres, The National Gallery)
- Le Christ au roseau, Ecce Homo de Guido Reni (Le Guide) (entre 1639 et 1640). (Matériaux : Peinture à l'huile sur toile, Musée du Louvre)
- Ecce Homo de Preti Mattia (vers 1656). (Peinture à l'huile ; toile, Chantilly ; musée Condé)
- Ecce Homo de Paolo Guidotti (Lucques , 1560 - Rome , 1629 ). (Huile sur toile, 146 x 212 cm). Collection du cardinal Fesch; légué par le cardinal Fesch à la ville d'Ajaccio en 1839; transaction entre le comte de Survilliers (Joseph Bonaparte) et la ville d'Ajaccio en 1842. Palais Fesch, musée des Beaux-Arts, Ajaccio ( voir)
- Ecce homo de Philippe de Champaigne (XVIIe siècle) (Musée des Granges de Port-Royal)
- Ecce Homo de Tiepolo (vers 1760 - 1770). (Huile sur toile, musée des Beaux-Arts de Caen)
- Pilate présentant le Christ à la foule des Juifs - Ecce Homo de Giovanni Battista Tiepolo (approx. entre 1757 et 1760). (Matériaux : Peinture à l'huile sur toile, Musée du Louvre)
- Ecce Homo d'Aert de Gelder (1671). (Huile sur toile, Alte Meister Gallerie, Dresden, Germany) ( voir)
- Ecce Homo de Honore Daumier (1849-52). (Huile sur toile, Museum Folkwang, Essen, Germany) ( voir)
- Ecce homo de Georges Rouault (1942), Staatsgalerie de Stuttgart ( cf Georges Rouault)

Ecce Homo,
Le Titien, 1548

Ecce Homo,
du Caravage, 1606

Ecce Homo,
de FRANCKEN Frans,
vers 1600

Ecce Homo,
de Mattia Preti
(vers 1656)

Ecce Homo,
de Guido Reni, 1639-40

Ecce Homo,
de Philippe de Champaigne

Ecce Homo,
d'Aert de Gelder, 1671

Ecce Homo,
de Georges Rouault, 1942

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4. Les Noces de Cana


Thème religieux qui a toujours beaucoup inspiré les peintres. L'un des tableaux les plus célèbres sur ce thème a été peint à Venise pour le réfectoire - construit par Andrea Palladio - du monastère bénédictin de San Giorgio Maggiore (en face du Palais des Doges) en 1562-1563, par l'un des plus grands peintres vénitiens, Paolo Caliari dit Véronèse, alors que celui-ci avait 35 ans. (cf  1 et 2).

- The Wedding in Cana de Giotto (Ambrogio Bondone, detto) (c. 1303-1305). Fresque, Cappella degli Scrovegni
- Jésus-Christ (Noces de Cana) d'un Anonyme (approx. entre 1500 et 1550) (Peinture flamande Ecoles du Nord. Matériaux : Peinture à l'huile sur bois. Musée du Louvre)
- Jésus-Christ (Noces de Cana) de Gérard David
(approx. entre 1501 et 1502). (Peinture flamande - Ecoles du Nord. Peinture à l'huile sur bois. Musée du Louvre)
- Noce de Cana de Jan Vermeyen (c. 1530). Amsterdam - Rijksmuseum
- Marriage at Cana of Tintoretto
(non déterminée). (Huile sur toile, Santa Maria della Salute Basilica, Venice)
- Les Noces de Cana de Paolo Caliari (Véronèse) (entre 1562 et 1563). (Terminé en 1563 pour le réfectoire des Bénédictins de San Giorgio Maggiore à Venise. Département des Peintures, Musée du Louvre)
- Les Noces de Cana de Leandro dal Ponte, dit Leandro BASSANO (Après 1578). Collection de Louis XIV. Département des Peintures du Louvre)
- Jésus-Christ (Noces de Cana) de Martin Freminet
(approx. entre 1608 et 1619). (Seconde Ecole de Fontainebleau. Matériaux : Toile tendue sur carton. Musée du Louvre)
- Les Noces de Cana de Balducci Giovanni
. (Ecole florentine. Plume et encre brune, lavis brun, rehauts de blanc et traits à la pierre noire sur papier lavé de brun)
- Noces de Cana de Giuseppe Maria Crespi (Lo Spagnuolo)
(approx. entre 1687 et 1688). (Matériaux : Peinture à l'huile sur toile. Art Institute of Chicago)
- Mattia Preti
(1655-60). National Gallery of Art, London

Noce de Cana
de Giotto,
1303-1305)

Noce de Cana
de David
(1501-1502)

Noce de Cana
du Tintorret (n.d.)

Noce de Cana
de Véronèse,
1562/63

Noce de Cana
de Vermeyen, 1530

Les Noces de Cana
de Bassano,
après 1578

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5. Tentation de Saint-Antoine

"La tentation de Saint Antoine" est un sujet qui a hanté les artistes de la peinture occidentale pendant de nombreux siècles. A la bonhomie flamande et onirique de Bosch, à la terreur de l'observateur visualisant l'oeuvre de Grunewald a succédé à l'époque moderne, la géométrie constructive de Cézanne et le surréalisme de Dali. La Tentation de saint Antoine semble disparaître des sujets possibles au XVIIe et XVIIIe siècles. La plupart des artistes du XIXe et du XXe, et même dans le cas où ils se réfèrent à Flaubert, présentent saint Antoine assailli par des créatures féminines normales.
C'est la tradition d'Europe du Nord issue de Bosch qui représente au XVIe siècle le saint entouré de créatures difformes ou hybrides :
- Hieronymus Bosch, v. 1500 (Musée de Lisbonne) et Croquis (Musée du Louvre)
- Matthias Grünewald, 1510-1515 (Musée de Colmar)
- Joachim Patinir (1515) (Metropolitan Museum, New York)
- Pieter Huys (1547) (Musée du Louvre)
- Pieter Bruegel, 1555-1558 (Washington National Gallery of Art)
- David II Teniers (Musée du Louvre)
- Marten de Vos (1591-1594) (Koninklijk Museum d'Anvers)
- La tentation de Saint Antoine de Véronèse (1553) (Musée des Beaux-arts de Caen).
Cette œuvre commandée en 1553 par le cardinal de Gonzague pour la cathédrale de Mantoue, frappait déjà les esprits du temps par cette musculature dramatiquement tendue du diable, que l'on dit dérivée d'un modèle de Michel-Ange (1475-1564). La tentatrice surgit de l'ombre pour recevoir ce flux lumineux qui fait chanter l'or de la chevelure par le jeu de ces ambiguïtés stylistiques entre Michel-Ange et Giulio Romano (1499-1546). Ce tableau est un des exemples les plus extraordinaires de ce maniérisme qui puisait ses sources dans tous les excès : excès du dessin dans le jeu des anatomies, excès d'une composition qui préfigure le Caravage en construisant les lignes de force du sujet avec des fragments de corps dont le mouvement perspectif déjoue la loi de la profondeur.
- La Tentation de saint Antoine de Paul Cézanne (1875) (Peinture à l'huile sur toile, E.G. Buhrle Collection, Zurich)
- La Tentation de saint Antoine d'après Gustave Flaubert de Lovis Corinth (1908), Tate Gallery
- La Tentation de saint Antoine de William Roberts (1951), (Tate Gallery)
- La tentation de Saint Antoine de Dali (1946) (Musées Royaux des Beaux-Arts, Bruxelles).

La tentation
de Saint Antoine
de Lucas Cranach, 1506

La tentation
de Saint Antoine
de Huys, 1547

La tentation
de Saint Antoine
de Magnasco Alessandro

La tentation
de Saint Antoine
de Paul Cézanne, 1867-1870

La tentation
de Saint Antoine
de Salvador Dali, 1946

6. L'Epiphanie

  • - L'Epiphanie de Giotto di Bondone (Giotto) (vers 1320-1325). (Matériaux : Tempera sur bois et Or),  Metropolitan Museum of Art, New York)
    - L'épiphanie de Fernando Gallego, 1480. (Peinture à l'huile. Ohio)
    - Le tirage de la fève de l'épiphanie de Jacob Jordaens, (17e siècle. Huile sur toile. Paris, musée du Louvre)
    - L'épiphanie (Le gâteau des rois) de Jean-Baptiste Greuze, 1774. (Huile sur toile).

L'Epiphanie
de Giotto, 1320

L'épiphanie
de Fernando Gallego, 1480

L'Epiphanie
de Jacob Jordaens, 1620

L'Epiphanie
de Jean-Baptiste Greuze, XVIIe

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(c) 2007 Jacques Riand. Dernière mise au point: 2019